Carte yonne

Pays de l'Yonne

Les pays de l’Yonne constituent un champ d’observation et d’investigation particulièrement attrayant pour les recherches de microhistoire.

Situés au confluent des contrées champenoises, orléanaises, bourguignonnes et de l’Ile-de-France, les pays de l’Yonne présentent ainsi une diversité tant en matière d'institutions et de paysages que de coutumes et d’horizons sociaux.

Ces pays de langue d’Oïl ont en effet pour seule caractéristique commune d’être traversés par la rivière d’Yonne, rivière qui a donné son nom au département. Une grande partie du bassin hydrographique de l’Yonne fédère donc ces microcontrées.

La rivière était aussi un lien économique puissant avec Paris. C'est pourquoi l'Yonne et la capitale ont toujours noué des relations privilégiées en tant qu'axe de circulation des hommes et des produits.

Les recherches de microhistoire sur les pays de l’Yonne sont donc d’une grande diversité. Compte tenu de la préservation exceptionnelle de ses archives, elles fournissent des informations indispensables à la compréhension des sociétés évoluant entre le bassin parisien et la Bourgogne, lieu de passage et lieu d'ancrage, lieu de tradition et de modernité.

 

20201011 151253

L'Yonne sur les berges de Vincelottes. En face, le village de Vincelles.

La rivière d'Yonne.

L’Yonne prend sa source à une altitude de 738 m sur le Mont Préneley, dans le massif du Morvan. Son nom primitif est Icauna, divinité primitive de la Source. Elle rejoint la Seine à Montereau-Fault-Yonne où son débit est supérieur à celui du bassin de la Seine.

La longueur totale de l’Yonne est de 292 Km.

Notre enquête de microhistoire porte sur l’économie et les paysages de la rivière très largement modifiés dans le courant du XIXe siècle par un dragage systématique des fonds et l’établissement de digues.

Rivière autrefois sinueusement obstruée par des bans de sable, la navigation y était pourtant essentielle pour le commerce du bois, du vin et de la pierre, produits typiques des pays traversés, acheminés sur les ports parisiens.

La propriété de la rivière et des nombreuses îles qui la jalonnaient était morcelée entre de nombreux seigneurs. On peut y découvrir à l’occasion des baux de pêche, de tonte des oseraies ou de comptage des trains de bois, des sites qui ont totalement disparus : ports très anciens, gués ou encore ponts fortifiés sur lesquels étaient juchés des moulins.